A quelques jours des élections législatives...et non loin des communales, les élus se démenent comme des forcenés. Les partis politiques renaissent de leurs cendres et fustigent la gabegie et le laisser-aller(comme si c'était le citoyen et non eux qui avait géré le pays pendant ces dernières années), les maires se mettent,Ô miracle, à boucher les trous et cratères de mon quartier...il est même apparu une nouvelle race d'éboueurs fort éfficaces, qui mettent les immondices par leurs soins balayés, dans d'immenses sacs vert eau, que les camions passent ramasser aprés leurs passages!
Là, je crois qu'on se trompe de cibles: les tarés ce sont eux pas nous! On l'eut été, on ne le serait jamais suffisamment pour être dûpes de leurs manigances. Des années s'écoulent dans la saleté et la négligence les plus totales et on vient la veille des élections nous jeter cette débile poudre aux yeux!? MA VA FAN... !
Certains diplomates et hommes d'affaires qui visitent régulièrement l'Algerie depuis prés de cinq ans, hésitaient à franchir le pas et à sortir des tours d'ivoire que sont leurs hotels...Ils commencent depuis quelques mois à faire des virées de moins en moins brêves, à la faveur de la sécurité retrouvée...
Ce samedi 28 avril, à peine le déjeuner terminé, je cédai face à l’insistance de deux amis étrangers en visite de travail à Alger, et les dirigeai vers les rues que j’estimai plus présentables (ce n’est pas que les autres artères soient moins belles, mais leur état de dégradation est tel que je n’osais pas m’y aventurer). Je dois dire qu’autant eux étaient émerveillés par le cachet de la ville, autant de mon côté je découvrais avec horreur les multiples flaques ayant remplacé les carreaux cassés des trottoirs, les commerces hideux défigurant les façades, les multiples et harceleurs mendiants professionnels ( avec lesquels ils avaient déjà fait connaissance à l’Aéroport et qui vont jusqu’à vous tirer par la veste), la difficulté de se frayer un chemin entre les innombrables petits groupes qui jugent normal de tailler une causette en plein milieu du trottoir, les voitures garées sur les trottoirs, les odeurs tantôt alléchantes tantôt nauséabondes…et pleins d’autres détails sur lesquels je passais d’habitudes sans m’y attarder mais qui m’apparurent comme de très gênantes anomalies pour quelqu’un qui a trop fait la réclame de son Algérie adorée.
…C’est affreux ! On a mis la marche arrière et appuyé en plus sur l’accélérateur…Il faut arrêter cette vertigineuse régression ! Qu’avons-nous fait pour mériter d’assister impuissants à cette putréfaction lente et inexorable ? Alger est la capitale… que dis-je ? La façade défigurée d’un magnifique pays qui peut et à tous les moyens pour mieux faire ! Nos décideurs sont-ils devenus aveugles ? Certainement pas, mais pour voir à quel point le milieu urbain s’est détérioré il faudrait prendre le temps de s’y promener …et leur temps est trop précieux pour ça !
...Apres Dieu il ne nous reste plus que vous,Mr.le President! De grace, sevissez contre vos inutiles ronds de cuir! Si pour obtenir la plus insignifiante des choses il faut que que interveniez pour leur secouer le cocotier, please faites-le! Je sais que votre tache est déja assez lourde, mais que voulez-vous, ce sont les sevitudes de la fonction supreme...la rancon de la gloire! ...Et puis, au risque de me repeter: Aprés avoir longtemps invoqué l'aide divine, il ne nous reste que vous!
Dites-leur de nous rendre nos belles terrasses...dites leur de cesser de defigurer le visage de nos villes en autorisant les transformations sauvages des nogoces et du bati...sévissez contre le bricolage politique, l'ignorance, la saleté la vulgarité et l'opportunisme dévastateurs...contribuez, par votre fermeté, á l'allegement de la facture de la santé publique en protegeant nos estomacs, nos pancréas et nos coeurs des maladies nées du stress que nous occasionne le laisser aller géneral ! A l'aide Mr. le président...car on a beau avoir développé a l'extreme notre endurance, nos cuiraces ne resistent désormais plus aux coups de boutoir de l'incurie!
Hier, à la télévision, un zig qui doit représenter une association ou un mouvement politique (il s’agit, me semble t-il, du même « berrah »qui est apparu en même temps que les comités de soutient), s’égosillait, s’animant comme un possédé, chaque trait du visage trépidant de sollicitude indépendamment de l’autre, pour exprimer d’une voix tonitruante, dans le style visqueux du « brosseur »intéressé qui en redemande, son soutient au président de la république et à tout ce qu’il présente comme plateforme et représente comme autorité. Sauf le respect qu’on doit à son président, si j’étais Bouteflika, j’interdirais à ce contreproductif genre d’opportunisme de bas étage de me rabaisser au rang de caudillo en mal de « vivas » et de caresses dans le sens du poil. Vous n’en avez pas besoin Mr. le Président ! Continuer à réformer le système et la reconnaissance silencieuse et sincère du peuple vous sera acquise. Si ce genre de pollution du paysage politique continue à agresser notre intelligence à travers notre unique caisse de résonance qu’est la télé, il sera difficile de faire croire que ces « tabbalines » de circonstances ne sont pas animés, tel des marionnettes, à l’occasion de chaque grand rendez-vous ! Notre déjà peu reluisante télé nationale est assez hideuse comme ça pour que ces « mouches du coche » ne lui en rajoutent pas, nous en éloignant ainsi définitivement !
Hier, à la télévision, un zig qui doit représenter une association ou un mouvement politique (il s’agit, me semble t-il, du même « berrah »qui est apparu en même temps que les comités de soutient), s’égosillait, s’animant comme un possédé, chaque trait du visage trépidant de sollicitude indépendamment de l’autre, pour exprimer d’une voix tonitruante, dans le style visqueux du « brosseur »intéressé qui en redemande, son soutient au président de la république et à tout ce qu’il présente comme plateforme et représente comme autorité. Sauf le respect qu’on doit à son président, si j’étais Bouteflika, j’interdirais à ce contreproductif genre d’opportunisme de bas étage de me rabaisser au rang de caudillo en mal de « vivas » et de caresses dans le sens du poil. Vous n’en avez pas besoin Mr. le Président ! Continuer à réformer le système et la reconnaissance silencieuse et sincère du peuple vous sera acquise. Si ce genre de pollution du paysage politique continue à agresser notre intelligence à travers notre unique caisse de résonance qu’est la télé, il sera difficile de faire croire que ces « tabbalines » de circonstances ne sont pas animés, tel des marionnettes, à l’occasion de chaque grand rendez-vous ! Notre déjà peu reluisante télé nationale est assez hideuse comme ça pour que ces « mouches du coche » ne lui en rajoutent pas, nous en éloignant ainsi définitivement !



